J’ai peur que faute de prises de décisions, les autres ne se chargent de mon sort à ma place. Mais comment puis-je savoir ce qui est bon pour moi et faire des choix en conséquences.

Tout cela ressemble fort à une dissertation de philo. Mais zut alors, il ne s’agit pas ici d’élaborer une réflexion parfaitement logique en vue d’obtenir une bonne note mais de savoir ce que je dois faire, pour de vrai.

En ce moment, lorsque je pense à mon futur, je m’imagine vivre une vie de Hobbit. Je rêve d’évoluer dans un espace éclairé et aéré, entouré d’arbres et de plantes. J’y serais au calme pour écrire et dessiner. Et une fois le boulot terminé, je pourrais aller rejoindre mes amis pour boire des verres ou mon copain, pour faire l’amour et se balader.

Mais, attendez un peu. Vraiment ? Est-ce vraiment là mon idéal de vie ? N’est-ce pas le début de la fin de souhaiter un tel paradis ?

Plus jeune, je rêvais de voyager loin, longtemps, d’être toujours par mont et par vaux, en train de découvrir le monde et d’en faire la dure expérience. J’imaginais alors que je vivrais plein d’aventures, faites de sueur et de sable, d’efforts, d’obstacles, d’amitié forgées dans l’épreuve et la promiscuité imposée par les circonstances d’une apocalypse violente et magnifique à la fois.

Que penserait mon moi de 15 ans s’il avait su qu’aujourd’hui je choisis les petites fleurs et un boumqueur rempli de livres à trois mois de road-trip chez les Berbères. (Quoique j’écris ça, mais en y pensant, si on me proposait un voyage avec les nomades…oui, mais sincèrement, je pourrais provoquer ce genre de choses dans l’absolu et je ne le fais pas. Cela revient donc au même.)

Donc fuck mon moi de 15 ans. On grandit, on change. Ce n’est pas elle qui va devoir vivre les trois prochaines années mais moi, avec ce que j’ai pu vivre entre temps, avec ma déprime et mes peurs. Avec ce qui m’a inspiré depuis et tout ce que j’ai aimé apprendre et qui n’était pas forcément là au commencement.

Quoiqu’il en soit, j’espère simplement que mes choix ne sont pas dictés par je ne sais quelles injonctions sociales intériorisées, quelles soient liées à mon milieu social ou à mon sexe. Et en même temps, je me dis que cela doit forcément jouer. Cela me met vraiment en colère rien que d’y penser. Pourtant il n’y a pas grand chose que je puisse faire pour savoir si ce que je souhaite est le fruit d’une idée originale ou, au contraire, d’un rêve implanté.

Que faire ? Ma mère me dirait « Arrête de penser et suis le flot, fais ce que ton cœur te dis »… Que me dis mon cœur ? Hum hum…Mon cœur veut se réveiller le matin dans des draps doux et encore chaux. Voilà.

Après, dernier petit point avant de conclure, personnellement je ne pense pas que ce soit un mal de réfléchir et de se poser des questions ainsi. On peut croire que c’est déprimant parce que réfléchir, c’est réfléchir à partir d’un problème. Mais au fond, j’aime bien prendre une question et essayer de savoir ce qui est juste, ce que j’en pense. Certes, cela ne produit rien de « concret » mais être humain ce n’est pas que produire de toute façon.

Mais je m’arrête là car ceci est un autre débat. Je vais me contenter pour l’instant de construire ce monde de hobbit dont je parlais tout à l’heure. Et ce sera déjà une grande réussite si j’y arrive parce que faire advenir un monde de paix n’est pas aussi simple que ça en a l’air, je suppose.

Et vous quel est votre projet de vie d’en ce moment ? Dites le moi ! (Même si vous n’êtes pas sûre, on s’entend bien. C’est juste un blog ici 🙂 )

Sur ce bonne journée à toutes. Et à bientôt !

Emma

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