Démangeaisons

Aux grands maux, les grands moyens. C’est ce que je me suis dit lorsque, cette après-midi, j’ai décidé de me payer une petite visite chez Gibert. J’ai beau être fauchée comme les blés en ce moment, il faut que je m’aère l’esprit et que je me trouve de bons bouquins.

Je pars donc. J’avais en tête, au départ, d’acheter un Maggie O’Farrell parce que j’aime bien son écriture et ses thèmes (les femmes, les secrets de famille, l’Irlande…), mais en voyant l’intrigue du seul et unique exemplaire qu’ils avaient en rayon, je me suis finalement décidée pour l’histoire d’un gang de filles en quête de vengeance (physique) contre les hommes qui leur ont fait du mal. Je ne sais pas ce que mon choix révèle de mes goûts mais cela m’a semblé divertissant.

Après avoir écumé un moment les bouquins du style «celui-ci, il faut que je le lise un jour » et les « Ah, tiens, je n’étais pas censée lire celui-là en prépa ? », je me suis retrouvée, bien entendu, au rayon BD.

Et comme toujours, j’y ai retrouvé l’inspiration et perdu beaucoup d’argent. Je m’en suis retournée chez moi, heureuse, la hâte de me remettre au boulot.

Alors vous vous dites peut-être que ahh, c’est bien, elle est à nouveau sur la bonne voie. Brave petite. Et bien non. Les choses n’étant jamais simples avec moi, il est 22h et aucune tache d’encre n’a encore été jetée sur le papier.

J’ai bien envie de prendre une petite feuille de papier, un peu d’aquarelle et hop, de faire un petit dessin de rien du tout. Mais j’ai bien trop peur de ne plus pouvoir m’arrêter et de me mettre réellement à bosser. Et ça, ce serait terrible ! Parce qu’alors, alooors ! La souffrance !!

C’est un truc de masochiste, vous savez, de dessiner une BD. Il y a cette exigence intérieure qui commande de continuer par vents et marée, quoiqu’il arrive, même lorsque l’on en a marre, une exigence qui veut que l’on retouche parce que cette case, ce trait est raté, parce que cette bulle est trop à droite, ou parce que les E sont trop fermés !

Et c’est impossible de s’arrêter sans ressentir cette détresse qui dit: « Et si je n’arrivais pas à finir ? Je n’ai quand même pas fait tout cela en vain ?! Pour rien!» Il faut continuer, continuer, continuer. Même si l’encrage, c’est de la merde, même si dessiner cette putain de table dans le décors pour la millième fois, c’est à se faire péter le casque.

Alors j’avoue que même si ça démange sévère, je n’ose pas encore m’y mettre. Soyons prudent. N’est-on pas mieux et plus tranquille à regarder des vidéos sur YT, franchement.

Bon mais plus sérieusement, il me faut un plan d’attaque là. Sinon je vais encore pleurer aux exams. Aller, on va y arriver !

Sur ce je vous souhaite une bonne nuit à toutes. N’hésitez pas à me dire si vous aussi cela vous fait peur de commencer quelque chose de peur que cela ne vous demande trop par la suite. A bientôt en tout cas. Bises 🙂

Un Rêve de tranquillité
Un peu de paix...
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